A Sonia

Tu m’appelais « mon ange », et pourtant…

Chaque instant passé avec toi a prouvé que de nous deux tu étais l’ange.

T’ai-je dit à quel point je t’aime ?  Sans doute pas assez.

Permet-moi de te le redire aujourd’hui.  Laisse-moi mes souvenirs de toi, mes souvenirs de nous.

Ne me demande pas de te laisser t’en aller, pas encore, jamais.  Ne me demande pas l’impossible.

Je t’aime  

Vous êtes chez vous

Mes amies, nos amies, nhésitez pas à vous exprimer ici, comme on discuterait de la beauté dune fleur dans un jardin.
Sonia est cette fleur. Son parfum flottera toujours, trait d'union entre nous.

Mardi 7 octobre 2008
Tu aimais ces voix profondes, celles qui viennent des tripes plus que de la gorge. Cette chanson est pour toi, pour te dire que je t'aime, et à quel point tu me manques...

Par Jo
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Mardi 7 octobre 2008

Un article à main levée, comme avant. Comme du temps où on échangeait des sourires gais.

Vous êtes là pour moi, comme vous l'avez toujours été pour nous. Mon chaton et moi nous adorions vous lire, échanger, s'imprégner de vos histoires drôles ou touchantes.

Sonia, qui n'aimait pas fréquenter le milieu lez, se sentait bien avec vous. Vous lui avez montré tolérance et gentillesse, sans bassesse, et elle vous aimait. Sa crainte en fait était de vous savoir vexée à cause de l’ordre dans la liste des blogs sur lesquels nous venions :

" Tu crois qu’elle nous en veut de pas l’avoir mise en premier ? "

" On devrait décaler celui-là sur la bas, et puis changer les adresses de place de temps en temps… "

Il m’avait fallu du temps pour lui expliquer que l’ordre était en fait celui de la découverte, et qu’il ne signifiait en rien une préférence.

Nous en parlions souvent : de vous, de notre place dans la société, de notre place avec vous. Pour la première fois elle se livrait à des nanas lui ressemblant, sans crainte de subir leur jugement.

Ma tite Sonia avait raison de dire que si tout le monde vous ressemblait, la vie serait moins merdique.

Aujourd’hui vous m’entourez, vous me soutenez, vous me faites comprendre que je ne suis pas seule vraiment. C’est important pour moi, et je vous en remercie. Avec vous, par vos histoires et vos chamailleries d’adolescentes attardées si touchantes, la vie reprendra ses droits en ce lieu.

Je pense me remettre à l’écriture. Bien sûr plus question de faire rire par une reprise de notre blog à quatre mains. Un livre dédié à un ange. Car écrire est salutaire pour moi, comme vous avez pu vous en rendre compte.

Par Jo
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Lundi 6 octobre 2008

Toute gentille et charitable quelle était, ma tite Sonia a toujours eu une manière agaçante darriver à ses fins. Elle savait bouder comme personne si ça lui permettait dobtenir satisfaction. Attention, je nai pas dis quelle était capricieuse. Mais quand même

Quand on nétait pas au diapason sur la manière de passer une soirée ou un week-end, Mademoiselle se couvrait les oreilles avec le casque de son baladeur. Alors plus moyen de se faire entendre ni de lapprocher.

Elle passait de pièce en pièce, faisant semblant de soccuper pour étaler son mécontentement. Je la croyais dans la chambre ? Mon chaton lavait la baignoire. Jarrivais dans la salle da bains, elle avait disparu dans la cuisine. Et si jallais la coincer, la coquine senfermait dans les toilettes. Alors je patientais à la porte.

Et 9 fois sur 10, jétais obligée de hurler pour transpercer de ma faible voix les écouteurs :

« Cest bon ! Tas gagné. « 

Evidemment, mon chaton redevenait Ma Femme aussitôt. Je ne regrettais jamais de céder. Car elle avait une manière particulière de me faire comprendre le bien fondé de sa décision. Mais là, on entre dans un domaine qui na pas sa place ici.

Ces derniers mois je la rattrapais plus rapidement, car Roxy, qui la suivait comme son ombre, mindiquait toujours où la trouver. Alors je virais les écouteurs (doucement quand même) et la prenais dans mes bras. Du coup, cest plus souvent moi qui gagnais. Mais jaimais moins, car la déception rendait ma douce Sonia moins réceptive à mes attentions.

Par Jo
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Dimanche 5 octobre 2008

Je sors, je vous rassure. Je sors plusieurs fois par jour pour promener Roxy (même si je m’arrange pour ne croiser personne). Je n’oblige pas la pauvre à faire dans une litière.

Pour le reste ? La télé me dit que le monde ne tourne pas plus rond aujourd’hui qu’hier, et qu’aucune amélioration n’est prévue pour demain. L’hiver débarque en force, alors j’ai transformé le salon en abri de fortune : ordinateur pour être plus proche de vous, canapé pour dormir (par tranche de trois ou quatre heures environ). La cuisine et la salle de bains à portée… Presque du luxe.

Madi (Et merci pour la fleur, elle est vraiment magnifique) m’a dit que je n’étais pas obligée de lui écrire. Non c’est vrai, je n’y suis pas obligée. Je tiens à le faire, à vous toutes, juste parce que savoir comment vous allez est important pour moi. Vous êtes ma famille, l’autre m’agace.

Papa et maman qui me traitent comme si j’étais retombée en enfance, beau-papa et belle-maman qui s’autorisent à me dicter la manière dont je dois souffrir. Qu’ils s’occupent de leur deuil et me laisse en paix avec le mien.

Je vous écris car la vie, la tolérance et la bonté, c’est chez vous que je les trouve. En quelque sorte, je puise un peu d’énergie là où j’en aperçois. J’aime vous lire, découvrir vos états d’âme et sourire de vos (fausses) disputes.

J’ai le temps maintenant, plus rien ne presse.

Par Jo
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Dimanche 5 octobre 2008

Pas fan de Nolwenn, mais cette chanson me parle...



Tu te souviens ? On adorait découvrir les chansons interprétées par d'autres...

Par Jo
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