Un article à main levée, comme avant. Comme du
temps où on échangeait des sourires gais.
Vous êtes là pour moi, comme vous l'avez toujours été pour nous. Mon chaton et moi nous adorions vous lire, échanger, s'imprégner
de vos histoires drôles ou touchantes.
Sonia, qui n'aimait pas fréquenter le milieu lez, se sentait bien avec vous. Vous lui avez montré tolérance et gentillesse, sans
bassesse, et elle vous aimait. Sa crainte en fait était de vous savoir vexée à cause de l’ordre dans la liste des blogs sur lesquels nous venions :
" Tu crois qu’elle nous en veut de pas l’avoir mise en premier ? "
" On devrait décaler celui-là sur la bas, et puis changer les adresses de place de temps en temps… "
Il m’avait fallu du temps pour lui expliquer que l’ordre était en fait celui de la découverte, et qu’il ne signifiait en rien une
préférence.
Nous en parlions souvent : de vous, de notre place dans la société, de notre place avec vous. Pour la première fois elle se
livrait à des nanas lui ressemblant, sans crainte de subir leur jugement.
Ma tite Sonia avait raison de dire que si tout le monde vous ressemblait, la vie serait moins merdique.
Aujourd’hui vous m’entourez, vous me soutenez, vous me faites comprendre que je ne suis pas seule vraiment. C’est important pour
moi, et je vous en remercie. Avec vous, par vos histoires et vos chamailleries d’adolescentes attardées si touchantes, la vie reprendra ses droits en ce lieu.
Je pense me remettre à l’écriture. Bien sûr plus question de faire rire par une reprise de notre blog à quatre mains. Un livre
dédié à un ange. Car écrire est salutaire pour moi, comme vous avez pu vous en rendre compte.