Enfin une nuit de sommeil ! Une nuit pour penser à toi dans le calme. La colère d’hier est retombée. Il y aura
d’autres crises à gérer sans
aucun doute, moins si je prends soin de moi.
Notre Roxy a fait une rencontre ce matin, dans le petit parc. Moi j’ai éludé les bobards du type, car tu te doutes
que l’animal ne se promenait
pas tout seul.
J’ai pris mon courage à deux mains quand mon éditeur m’a téléphoné tout à l’heure, et je lui ai demandé
s’il connaissait une
possibilité pour faire du télétravail. Non, je n’ai toujours pas envie de me mêler à la foule. Il m’a dit qu’il allait y réfléchir, et que lui pourrait
peut-être m’embaucher pour
la saisie de manuscrits. C’est un travail ingrat, qui consiste à taper sur le clavier toute la journée, mais ça présente l’avantage de le faire de la maison. Pourquoi
pas ?
Sinon, mes parents sont calmés, et arrêtent de m’abreuver de leurs conseils. Peut-être ont-ils
compris que j’ai besoin de
calme. Les tiens sont venus déjeuner, et m’ont ramené les courses par la même occasion. Une corvée de sortie en moins. On a fini tous les trois devant
l’ordi, à faire défiler des
photos, comme d’habitude.
Quand je pense qu’ils (surtout ta mère) ne voulaient plus me
voir quand ils ont appris notre histoire… maintenant ils passeraient leur temps chez nous.
Et je ne suis pas seule. Roxy est là bien sûr, il y a aussi toutes nos amies. Des nouveaux noms apparaissent
sur cet espace, on m’entoure
d’affection. Je me dis
qu’on n’a pas assez montré à certaines
qu’on tenait à elles quand
tout allait bien. On aurait sans doute dû se faire plus attentionnées. Aujourd’hui elles sont avec moi pour me soutenir.
C’est bien d’avoir réussi à dormir, je te parle plus calmement aujourd’hui. Même si la douleur est la même
qu’hier. Et puis
j’y vois un peu plus clair.
Je réfléchis à un nouveau livre, j’ai déjà le titre : celui de ce blog. On pourra m’accuser de remuer le couteau dans la plaie, je
m’en fous.
C’est toi et moi, ensemble
comme on se l’était
juré.
Mon amour pour toi ne faiblit pas, j’ai même l’impression qu’il se renforce par certains côtés. Tu me
manques toujours autant.