A Sonia

Tu m’appelais « mon ange », et pourtant…

Chaque instant passé avec toi a prouvé que de nous deux tu étais l’ange.

T’ai-je dit à quel point je t’aime ?  Sans doute pas assez.

Permet-moi de te le redire aujourd’hui.  Laisse-moi mes souvenirs de toi, mes souvenirs de nous.

Ne me demande pas de te laisser t’en aller, pas encore, jamais.  Ne me demande pas l’impossible.

Je t’aime  

Vous êtes chez vous

Mes amies, nos amies, nhésitez pas à vous exprimer ici, comme on discuterait de la beauté dune fleur dans un jardin.
Sonia est cette fleur. Son parfum flottera toujours, trait d'union entre nous.

Jeudi 16 octobre 2008

L’histoire de « je suis née ce soir, une fois encore » le 13/10/2007, premier article de Notre Blog qui passa inaperçu à l'époque. (cet article devait servir de point de départ à mon second livre) :

 

Le Pacte de Solidarité signé fin septembre lors dune fastueuse cérémonie, la rédaction du bouquin en bonne voie, je peux matteler à la tenue du blog. Quel sens lui donner ? En quoi notre vie peut intéresser ? Je suis loin dimaginer limpact de quelques textes balancés à la vue de millions de personnes de part le monde. Et pourtant

Les heures défilent à étudier la catégorie « lesbien » de la plateforme choisie. Un tiers au moins des adresses nous dirige sur des sites qui nont rien à voir, même de loin, avec le lesbianisme. A quoi servent les mots-clés ? Par chance, des titres évocateurs permettent dy voir plus clair, et létude devient passionnante.

La qualité de lécriture de nombreuses « bloggeuses » me surprend agréablement. De purs talents sétalent, se côtoient, se chevauchent parfois. Les coups de gueule et les cris du cœur revêtent des habits de lumière.

Reste à savoir si je serai à la hauteur. Je commence même à douter de mes capacités, de lintérêt décrire un livre. La différence entre vouloir et pouvoir devient alors un gouffre dans lequel je menace de tomber. Mon chaton se charge de me rassurer :

« Jaime beaucoup ce que tu fais. Toi aussi tu vas y arriver. Lance-toi, tu verras bien. »

Elle a raison, comme souvent. Peut-être pas sur le fait dy parvenir, mais bien sur celui de savoir. De plus la démangeaison me gagne irrémédiablement, limpatience consume mes dernières velléités. Car, inutile de vous le cacher, je ne saurais me contenter dune place au chaud dans la majorité silencieuse. Puisque jai des opinions, autant les exprimer.

Comme Simone de Beauvoir que je salue ici, « mes ovaires ne mobligeront pas à vivre à genoux ».

Alors, ny tenant plus, je mactive sur le clavier. La pendule du salon indique un peu plus de 22 heures en ce 13 octobre 2007, Sonia sassoit près de moi, et pose sa joue sur mon épaule.

 

« Je suis née ce soir, une fois encore

Prénom : Joëlle

Surnom : Jo

Signe particulier : amoureuse

Que dire d’autre sinon que je suis lesbienne, et vis une grande histoire d’amour depuis trois ans.

Ces dernières semaines je profite de tous les instants de liberté pour écrire un récit autobiographique parsemé de réflexions et de coups de gueule. On peut être toute douce et s’énerver de temps en temps, n’est-ce pas ? Ce bouquin sera en fait un témoignage. Je vous tiendrai au courant de l’avancée, et vous donnerai les précisions demandées.

À part cela, ce blog peut devenir un lieu d’échange d’idées, d’expériences, de conseils. Parlons littérature, ciné, sorties, actu lez aussi, chiffons si vous y tenez.

Ah ! Mon chaton me réclame à corps et à cris. Je me dépêche d’aller l’embrasser, et…

Le reste ne vous regarde pas.

À bientôt. »

 

Un article à main levée sans prétention noircit le haut de la première page. Une machine infernale vient de se mettre en marche. Mon chaton lignore autant que moi, peut-être même davantage. Car jai appris quaucun écrit nest sans conséquences.

Des yeux vous lisent, vous étudient. Vos mots trottent dans des cerveaux en ébullition, vos idées se répandent, rencontrant tour à tour acceptation ou rejet, engendrant joie ou mélancolie, rire ou colère.

Nourrie depuis quelques temps des blogs des autres, je prends conscience que les autres vont maintenant se nourrir du nôtre. Car je-tu-elle ne mappartient pas, mais reflète notre couple.

Les incidences sur notre quotidien ne manqueront pas, ni sur notre avenir. Avec le recul ce « À bientôt » ressemble à une borne : « vous accédez maintenant au deuxième niveau du jeu. »

Enfin Sonia se charge de révéler exact la dernière phrase de larticle. Sa bouche prend la place de lordinateur dans mon esprit en fusion, et réveille lamante qui sommeille en moi.

Par Jo
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Mercredi 15 octobre 2008

Je ne pense pas avoir un don pour la poésie.  Pourquoi ne pas sy essayer cependant, puisque la vie ma donnée une muse à contempler.

 

Au rivage dOuest, sous la lune enchantée,

LAtlantique furieux bouscule la jetée.

Rappelle-toi, nous nous sommes rencontrées

Aussi par une fin daprès-midi dété.

Comment prédire à lépoque lavenir enchanté,

Qui en secret nous était destiné,

Construit à coup de je taime, scellé à force de baisers.

Les souvenirs ne cessent de minterpeller.

Si tu savais à quel point ma douce, mon aimée,

Notre présent se plaît à se nourrir du passé.

Force est à toi de déchaîner amour, passion, volupté.

Tolérante et simple, intelligente tu las prouvée

Et dans ce miroir doré ne regarde que ta beauté,

Nes-tu pas une jolie fée, éclose dun somptueux été ?

 

Ce poème en ligne sur je-tu-elles date de décembre 2007. Je me souviens de son soupir de contentement à l’époque, car personne ne l’avait commenté. En effet, toute charitable qu’était mon chaton, elle n’appréciait pas trop ce genre d’article qu’elle jugeait trop intime. Maintenant je comprends.

Par Jo
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Mardi 14 octobre 2008

Sonia, 

Je ne sais pas si tu sais vraiment combien je t'appréciais, je ne sais pas si tu étais consciente de ce que ça me faisait, à chaque fois que je te lisais.

 

Quand je parle de toi, je dis que tu écrivais avec ton coeur, car c'était toujours très fort, bourré de toutes tes émotions. Tu avais toujours peur de ne pas écrire assez bien, et c'en était encore plus touchant. Te lire, c'était prendre une bouffée d'oxygène, d'émotion, de vérité, de fraicheur, de spontanéité. Même si je ne t'ai pas connue en vrai, ben je dirais que tu étais vraie.

 

Je regrette une chose. Le bouquin de Jo, je voulais évidemment qu'elle me le dédicace, mais j'avais l'intention de te demander à toi aussi, d'y glisser un petit mot pour moi, parce que j'avais une tendresse particulière pour toi. Parce que c'était Toi et Jo. Même si c'est elle qui l'avait écrit. Je n'aurai pas ces lignes de toi, et je le regrette, car ça aurait été un petit bout de vrai de toi. Mais il me reste les mails que tu m'as écrits, les articles signés de toi sur votre blog.

 

J'ai du mal à réaliser que je ne te lirai plus.

Et c'est difficile, de voir Jo, sans toi, c'est difficile de la voir pleurer et de ne pouvoir rien faire pour l'aider.

Aujourd'hui, on est là pour elle, mais on est peu de choses. Elle doit apprendre à vivre sans toi, il lui faut du temps. Tu aimais qu'elle écrive, et elle continue d'écrire.

 

Tu étais pleine de vie, et c'est ça que je garde de toi aussi. Je t'imagine un peu comme un petite tornade, une petite tornade adorable et pétillante qui virevoltait autour de Jo et Roxy.

 

Je pense à toi chaque jour, tu as une place bien au chaud dans mon coeur, ma petite Sonia. Je ne t'oublierai jamais, parce que tu m'as touchée à chaque fois que je t'ai lue, et cette émotion-là reste gravée dans ma mémoire.

 

Je t'envoie des bisous et des fleurs, et tous ces émoticônes que tu trouvais jolis.

 

Ton amie, Madi.

 

 

Voila mon chaton, tu manques à tout le monde ici.

Par Jo
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Mardi 14 octobre 2008

Dormir c’était bien, ça permettait de laisser filer les heures et les jours sans se poser de questions. Mais ça ne dure qu’un moment et au réveil la réalité revient, peut-être plus terrible encore. C’est la merde.

J’ai présumé de mes forces. Et voila que mes vieux pensent que je devrais voir un toubib. Comme si ça allait m’aider à supporter ce malheur, comme si ça pouvait me ramener mon chaton.

C’est dingue ce qu’elle me manque.

Par Jo
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Samedi 11 octobre 2008

Deux nuits et une journée à dormir, à récupérer un peu de forces, à penser aussi. Et penser dilapide mes forces au fur et à mesure, comme la batterie d’un portable qui ne se rechargerait pas car on est toujours en communication. Pour cette raison qu’il n’y a pas eu de post hier.

Trois semaines aujourd’hui. C’est long trois semaines, assez pour mesurer l’absence, le vide, le gouffre entre avant et après.

Alors je ne vais pas faire de grandes phrases, ni m’éterniser devant l’ordi (quoique ! entre ce que je dis et ce que je ferai aujourd’hui…).

Le texte de notre Emilie m’a donné une idée : si vous le souhaitez, envoyez vos textes que vous pourriez écrire à ou au sujet de ma tite Sonia. Je les mettrai en ligne. Ce serait un bel hommage, non ?

Merci de les envoyer par mail, non en commentaire.

Je vous embrasse, et vous remercie de votre patience.

Par Jo
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