A Sonia

Tu m’appelais « mon ange », et pourtant…

Chaque instant passé avec toi a prouvé que de nous deux tu étais l’ange.

T’ai-je dit à quel point je t’aime ?  Sans doute pas assez.

Permet-moi de te le redire aujourd’hui.  Laisse-moi mes souvenirs de toi, mes souvenirs de nous.

Ne me demande pas de te laisser t’en aller, pas encore, jamais.  Ne me demande pas l’impossible.

Je t’aime  

Vous êtes chez vous

Mes amies, nos amies, nhésitez pas à vous exprimer ici, comme on discuterait de la beauté dune fleur dans un jardin.
Sonia est cette fleur. Son parfum flottera toujours, trait d'union entre nous.

Mardi 28 octobre 2008

Quelques jours sans nouvelles, sans en donner du moins, j’ai fait le point. Un peu comme transposer les évènements, les actes et les pensées de ces dernières semaines en données et les incorporer à un bilan comptable (oui Carine, j’en ai quelques notions).

 

Le résultat est simple, je suis dans le rouge. Mais, contrairement à ce que j’aurais pu imaginer il y a peu encore, pas tout à fait en faillite. Il n’y aura donc pas de liquidation judiciaire.

J’ai fait une incursion " dans le monde " dimanche. Oh ! pas de sortie organisée par des copines, de tablée dans un bar fréquenté par de jolies filles esseulées, ni de balade improvisée au fil des rues (que j’aimais tant avant), encore moins de traîne-misère alcoolisée. J’ai pris la voiture pour aller rendre visite à beau-papa et belle-maman.

Conduire… je ne l’avais pas fait depuis plus d’un mois. Et puis c’est à cause de " ça " que mon chaton n’est plus là physiquement. Expérience difficile, et sans grand intérêt.

Un déjeuner sobre, presque silencieux. Même Roxy respectait ce qui ressemblait plus à une communion qu’à une réunion de famille. Car oui, beau-papa et belle-maman sont maintenant comme papa et maman. Alors un moment de recueillement vous disais-je, au milieu des nouvelles photos (dont plusieurs de Nous Deux) qui sont venues s’intercaler entre celles qui couvraient déjà les murs.

Puis retour dans mon sanctuaire perso et après-midi sous la couette dans le canapé devant des DVD.

  •  

    • le calme j’apprécie
    •  

      • la solitude je m’habitue
      • Plus de cris, moins de larmes. Je supportais la douleur maintenant je l’accepte, comme une ombre dont on ne peut se débarrasser. Une nouvelle vie professionnelle m’attend, que j’ai un peu hâte de débuter.

        Et ma Sonia sur les photos me sourit, m’encourage, me parle dans mes rêves. Je suis calme et calmée. Une seule certitude subsiste :

        Elle me manque tant.

Par Jo
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Jeudi 23 octobre 2008

Mon chaton vous aimait, toutes, telles que vous vous montriez, sans juger ni médire. Et tous les posts que jai écrits au sujet de lune dentre vous, cest elle qui ma demandé de le faire.

Je sais que ce soir, elle naurait jugé personne.

Par Jo
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Lundi 20 octobre 2008

Vous êtes nombreuses à demaner de mes nouvelles après un court silence, en voici.
Ë qui bon opposer réel et virtuel ? Que pourrait m
apporter le fait de sortir et de rencontrer physiquement des personnes ? Le contact tactile mest pour linstant insupportable, impensable tant la moitié qui me manque est présente encore. Un mois jour pour jour quon me la enlevée.

Le besoin dhermiter se mue peu à peu en désir, je suis bien chez moi. Les larmes cèdent parfois la place à un sourire attendri à lévocation dun souvenir. Ce nest pas grand-chose, un début. Et puis je devrais commencer à travailler pour la maison dédition début janvier.

Les parents (les quatre) ont compris que tous nous supportons notre douleur différemment. Je dois consommer toute la mienne pour lévacuer ensuite. Chercher à men extirper avant reviendrait à my replonger tôt ou tard. Boire le calice jusquà la lie ? Peut-être cette expression vient-elle de là.

Mais ma solitude nest quapparente. Vous êtes là, sincères et soucieuses de mon état, bien plus réelles que les gens que je pourrais rencontrer physiquement. Vos mots de réconfort je les entends, vos baisers je les savoure, et toute votre gentillesse me comble. Alors pour moi vous nêtes pas virtuelles, et jaimerais quaucune de vous ne le pense.

Je vous embrasse,

Votre amie Jo

Par Jo
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Dimanche 19 octobre 2008

Voici ce qui aurait dû être un autre chapitre. Je le mets en ligne, car je sais que cet article rendra le sourire à certaines.

 

« Conséquence d’une envie systématique de cultiver un certain esprit de révolte, il m’arrive souvent de chercher des blogs dont le contenu m’horripile.

Je sais que je vais hurler à leur lecture, sentir mon estomac se soulever, maudire sans discernement Dieu et les anthropopithèques, c’est plus fort que moi. Et non, le masochisme n’est pas mon truc.

Alors Sonia planque la bouteille de whisky, ou tout ce qui ressemble à de l’alcool, avec un soin démesuré. Elle me connaît depuis le temps. Voici un coup de gueule.

 

Homosexualité : « Il est bien que cela reste marge. » Vous ne rêvez pas, cette petite phrase trouvée sur le web a été écrite, sans doute aussi pensée, par une nana en réaction à un article rédigé sur un blog :

« J’ai déchiré ma carte du F.N. à cause de la position de Jean-Marie Le Pen sur l’homosexualité. Moi-même gay, je ne supporte pas cette opinion. »

Loin de moi l’intention de juger cet homme sur ses opinions politiques, d’agir de la manière dont ces gens nous traitent. Je leur laisse le monopole de l’hypocrisie, car j’arrive à m’en passer aisément.

 

Ce qui me fait bondir, c’est le commentaire à cette note laissé par la femme en question, dont je vous parlais plus haut. Évitons le copier/coller sans intérêt, et prenons le temps de disséquer le message.

« Je veux répondre à votre désappointement légitime. Sympathisante du Front national

Notez le nom du parti en toutes lettres, des fois que les lecteurs de gauche seraient des ignares.

« … je n’ai rien contre les homos

Admirez ici l’emploi d’un raccourci péjoratif. Deux poids deux mesures.

« … Ce qui est dommage, c’est d’en parler autant dans les médias. Il est normal qu’ils

Je pense qu’il s’agit de nous.

« … soient mis de côté, acceptés, cependant à part de la société, comme les adultères chez les hétéros

 

Ah oui ? Alors à moi de souffrir de désappointement légitime. Quand je vous disais qu’il faut parfois avoir le cœur bien accroché, ce n’était pas qu’une métaphore.

De telles insanités trouvent encore leur écho dans le cerveau de certains et de certaines en l’an 2008 de notre ère ? Déjà vieux vingt-et-unième siècle. Avant de sauver la planète du réchauffement climatique, mettons-la à l’abri de toute forme de discrimination.

Racisme, xénophobie, homophobie, discrimination… concentration, camp de concentration… d’extermination, élimination… chambre à gaz… Je vais trop loin ? Qui pourrait nous le garantir ?

Ces gens me font peur, je vous le dis sans détour.

 

S’en suit une remarque notée en grosses lettres sur les relations adultérines de certains personnages politiques, puis, comme la bêtise n’a pas de limite :

« Les enfants sont assez déstabilisés comme ça

Ah ! je ne vous le fais pas dire. Si en plus les pauvres gosses doivent tomber sur des ignominies pareilles quand ils se connectent…

Il est facile de comprendre : parler d’homosexualité risque de déstabiliser davantage les enfants. Plus que la violence présente sur toutes les chaînes à la télé ? Plus que pornographie affichée dans les kiosques ? Ne me faites pas rire.

 

Et pour finir :

« Il faut avouer que cela reste contre nature. Une humanité d’homos et il n’y a plus d’homos

Zut alors ! Je ne l’aurais pas deviné. Où se niche l’imbécillité ? Sans hétérosexualité, pas d’homosexualité possible. Quoique… si les banques de sperme ne sont pas en rupture de stock… Je plaisante messieurs.

« Revenez au Front national car les pires intolérants ne sont pas chez nous.

Ben voyons ! Quant à l’intolérance il y aurait à redire chez certaines. Et quelques plateformes de blogs feraient bien d’envisager l’emploi de modérateurs.

Et cette femme, ne semble-t-elle pas prête à trahir ses idées pour recruter un homo au F.N. ?

À qui se fier, si même les fachos ne savent tenir leur parole, maintenant ? »

 

 

Mon chaton adorait cet article, après mavoir obligée à soigner le vocabulaire. Car le verbiage dorigine laissait un peu à désirer.

Par Jo
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Dimanche 19 octobre 2008
Quelques chansons pour toi...


Par Jo
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