Voici ce qui aurait dû être un autre chapitre. Je le mets en ligne, car je sais que cet article rendra le sourire à
certaines.
« Conséquence d’une envie systématique de cultiver un certain esprit de révolte, il m’arrive souvent de chercher des
blogs dont le contenu m’horripile.
Je sais que je vais hurler à leur lecture, sentir mon estomac se soulever, maudire sans discernement Dieu
et les anthropopithèques, c’est plus fort que moi. Et non, le masochisme n’est pas mon truc.
Alors Sonia planque la bouteille de whisky, ou tout ce qui ressemble à de l’alcool, avec un soin
démesuré. Elle me connaît depuis le temps. Voici un coup de gueule.
Homosexualité : « Il est bien que cela reste marge. » Vous ne rêvez pas, cette petite phrase trouvée sur le web a été écrite, sans doute aussi pensée, par une nana en
réaction à un article rédigé sur un blog :
« J’ai déchiré ma carte du F.N. à cause de la position de Jean-Marie Le Pen sur l’homosexualité.
Moi-même gay, je ne supporte pas cette opinion. »
Loin de moi l’intention de juger cet homme sur ses opinions politiques, d’agir de la manière dont ces
gens nous traitent. Je leur laisse le monopole de l’hypocrisie, car j’arrive à m’en passer aisément.
Ce qui me fait bondir, c’est le commentaire à cette note laissé par la femme en question, dont je vous
parlais plus haut. Évitons le copier/coller sans intérêt, et prenons le temps de disséquer le message.
« Je veux répondre à votre désappointement légitime.
Sympathisante du Front national…
Notez le nom du parti en toutes lettres, des fois que les lecteurs de gauche seraient des ignares.
« … je n’ai rien contre les homos…
Admirez ici l’emploi d’un raccourci péjoratif. Deux poids deux mesures.
« … Ce qui est dommage, c’est d’en parler autant dans les
médias. Il est normal qu’ils…
Je pense qu’il s’agit de nous.
« … soient mis de côté, acceptés, cependant à part de la
société, comme les adultères chez les hétéros…
Ah oui ? Alors à moi de souffrir de désappointement légitime. Quand je vous disais qu’il faut
parfois avoir le cœur bien accroché, ce n’était pas qu’une métaphore.
De telles insanités trouvent encore leur écho dans le cerveau de certains et de certaines en l’an 2008 de
notre ère ? Déjà vieux vingt-et-unième siècle. Avant de sauver la planète du réchauffement climatique, mettons-la à l’abri de toute forme de discrimination.
Racisme, xénophobie, homophobie, discrimination… concentration, camp de concentration… d’extermination,
élimination… chambre à gaz… Je vais trop loin ? Qui pourrait nous le garantir ?
Ces gens me font peur, je vous le dis sans détour.
S’en suit une remarque notée en grosses lettres sur les relations adultérines de certains personnages
politiques, puis, comme la bêtise n’a pas de limite :
« Les enfants sont assez déstabilisés comme
ça…
Ah ! je ne vous le fais pas dire. Si en plus les pauvres gosses doivent tomber sur des ignominies
pareilles quand ils se connectent…
Il est facile de comprendre : parler d’homosexualité risque de déstabiliser davantage les enfants.
Plus que la violence présente sur toutes les chaînes à la télé ? Plus que pornographie affichée dans les kiosques ? Ne me faites pas rire.
Et pour finir :
« Il faut avouer que cela reste contre nature. Une humanité
d’homos et il n’y a plus d’homos…
Zut alors ! Je ne l’aurais pas deviné. Où se niche l’imbécillité ? Sans hétérosexualité, pas
d’homosexualité possible. Quoique… si les banques de sperme ne sont pas en rupture de stock… Je plaisante messieurs.
« Revenez au Front national car les pires intolérants ne sont
pas chez nous.
Ben voyons ! Quant à l’intolérance il y aurait à redire chez certaines. Et quelques plateformes de
blogs feraient bien d’envisager l’emploi de modérateurs.
Et cette femme, ne semble-t-elle pas prête à trahir ses idées pour recruter un homo au F.N. ?
À qui se fier, si même les fachos ne savent tenir leur parole, maintenant ? »
Mon chaton adorait cet article, après m’avoir obligée à soigner le vocabulaire. Car le verbiage
d’origine laissait un peu à désirer.